mercredi, décembre 31, 2008

Absinthe et fée verte

Au début de son histoire, l'Absinthe était un alcool distillé très puissant (45% - 75%). Elle a un goût anisé dérivé des herbes d'absinthe, d'anis et de thuyone (inclus les fleurs et les feuilles des plantes) et un éclat vert naturel, mais il arrive qu'elle soit incolore.

Souvent appelé "la fée verte", il n'y a pas de sucre ajouté, mais elle est souvent mélangé avec de l'eau ou une boisson gazeuse.

L'absinthe se boit traditionnellement en plaçant un morceau de sucre sur une cuillère trouée (spécialement fait pour l'absinthe) et de verser de l'eau glacée sur le sucre à travers la cuillère, au-dessus du verre d'absinthe.

L'Absinthe est la boisson favorite de Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Vincent van Gogh, Oscar Wilde, ou encore Aleister Crowley.
La fée Verte prend donc progressivement l'image sombre de la boisson du mal. Et l'Absinthe est accusée d'être une drogue dangereuse aux effets psychologiques.

C'est la Thuyone présente en petites quantités dans l'absinthe qui est reconnu coupable pour ses effets néfastes.

A partir de 1915, l'Absinthe est banni des Etats-Unis et de la plupart des pays d'Europe (sauf l'Angleterre, la Suisse, l'Espagne, le portugal et la Hongrie)

Mais bien qu'il ne soit plus autorisé, aucune preuve n'a démontré que l'Absinthe était plus dangereux que les autres sortes d'alcool.
Ses effets psychologiques, autres que ceux de l'alcool sont très exagérés.




La renaissance de l'Absinthe se fait en 1990, lorsque les pays d'Europe commencent à lever l'interdit.
Aujourd'hui, plus de 200 producteurs d'Absinthe commercialisent dans une douzaine de pays dont la France.

Mais la nouvelle Absinthe est différente d'avant et les substances toxiques ont été retirées, ce qui donne un alcool proche du pastis au goût d'Absinthe, comme par exemple "l'Absente" de Forcalquier avec la tête de Van Gogh sur la boite.

Il faudra encore attendre un peu avant de pouvoir goûter à la vraie et traditionnelle absinthe, ou alors il faut écouter le bouche à oreille et se lever tôt le matin ;-)

mardi, décembre 30, 2008

Dimmu Borgir

Lorsque j'ai entendu parler pour la première fois de Dimmu Borgir, j'avais 14 ans.
C'était un mec de ma classe qui avait le logo du groupe sur son sac, et vu qu'on avait à peu près les mêmes goûts musicaux j'ai retenu le nom.
C'est d'ailleurs aussi grâce à lui que j'ai découvert Epica.

Les choses ont évolué et je suis tombée amoureuse d'autres groupes tout aussi merveilleux que dimmu borgir.
Sauf que avec la musique je n'ai pas à être fidèle.

Et avec le téléchargement de limewire, j'ai pu trouver toute la musique qui me chantait.

Dimmu Borgir reste quand même un des meilleurs groupes de black métal de mon répertoire.
Si vous ne connaissez pas encore, c'est l'occasion idéale pour en savoir plus:

Dimmu Borgir fut fondé en 1993 à Oslo (Norvège).

Le nom signifie "forteresse sombre (ou cité sombre)" en novégien ancien et en islandais.
Il est tiré d'une formation volcanique en islande "dimmuborgir".

Les fondateurs du groupe sont Shragrath (guitariste), Silenoz (chanteur) et Tjodalv (batterie).

Ils sortent leur premier single en 1994 intitulé "Inn i evighetens mørke" ("Dans l'obscurité de l'éternité" en français) qui eut beaucoup de succés et fut vendu au bout de quelques semaines. Le roupe suivit donc avec son premier album dans la meme année "for all tid" ("pour toujours").

En 1996, ils sortent leur dernier album chanté et écrit entièrement en norvégien, "Stormblåst" qui est souvent considéré comme le sommet de leur carrière.

Après cet album, le pianiste puis le bassiste sortent du groupe, et de nouveaux membres arrivèrent. Néanmoins, les trois fondateurs ont réussi à garder l'esprit du début et la qualité reste le même.

Leur dernier album est sorti le 24 avril 2007 ("In Sorte Diaboli") et avec la sortie de cet album, Dimmu Borgir est devenu le premier groupe numéro un de black métal dans leur pays.

* 1994: For All Tid
* 1996: Stormblåst
* 1997: Enthrone Darkness Triumphant
* 1999: Spiritual Black Dimensions
* 2001: Puritanical Euphoric Misanthropia
* 2003: Death Cult Armageddon
* 2005: Stormblåst MMV
* 2007: In Sorte Diaboli

lundi, décembre 29, 2008

Histoire du Chat Noir

Selon une légende très ancienne, Le chat de Lucifer était un chat noir.
Mais lorsque Lucifer rencontra la déesse Diane (elle a beaucoup d'autres prénoms), il donna naissance à une fille, Aradia.
Lucifer envoya sa fille et son chat sur la terre pour enseigner aux hommes la magie noire.
De là en né la superstition des chats noirs maléfiques.


C'est donc aux alentours du 13eme siècle quand toutes les potentielles sorcières sont brûlées que le chat noir prend vraiment figure de compagnon du diable.
Des milliers de femmes innocentes sont ainsi torturées, brûlées ou noyées… avec leur chat, noir de préférence.

En 1233, toute personne accueillant un chat noir sous leur toit risquait donc le bûcher… à moins que le chat "noir" ait au jabot une petite touffe de poils blancs appelée "marque de l'ange" ou "doigt de Dieu", alors chat et propriétaire étaient éventuellement épargnés.

Mais contrairement à la croyance que le chat noir était le familier des sorcières, il semblerait que les "vraies" sorcières lui préféraient le chat tigré.

Le chat noir était tantôt la réincarnation du diable ou de la sorcière car, une autre croyance voulait que celle-ci soit capable de se transformer en chat. Ce pouvoir était toutefois limité à neuf transformations, d'où l'expression qu'un chat possède neuf vies.

Il faut dire que l'activité nocturne du chat renforce les suspicions… Outre les supplices affreux infligés à nos pauvres petites bêtes, on leur a causé bien d'autres misères.

Entre autres, on a longtemps ferré les chats pour éviter qu'ils surprennent dans la nuit.
Pour carnaval, les tonneaux aujourd'hui remplis de bonbons, contenaient un chat noir qu'il fallait frapper à mort avec la batte.

N'est-ce pas que rencontrer un chat noir à minuit, c'est Satan en personne qui vient vous acheter votre âme! Et lors de funérailles, la rencontre avec un chat noir était encore plus néfaste puisqu'elle présageait la mort imminente d'une personne du cortège.
Pour contrer la malédiction, le cortège changeait d'itiniéraire pour se rendre au cimetière!


Toutefois, il faut reconnaître que le chat noir peut aussi porter bonheur ou être un pourvoyeur de richesses. En Bretagne, si votre chat noir a quelques poils blancs, il suffit d'en arracher un (sans se faire griffer!) pour connaître la fortune! Dans le Bourbonnais, les soirs de pleine lune, une chatte noire peut vous offrir une bourse pleine d'or.

Même aujourd'hui selon les superstitions, le fait de voir un chat noir traverser la route devant soi est un signe de malheur (si on ne détourne pas son chemin).


dimanche, décembre 28, 2008

Artistes créateurs de merveilleux images

Voici 3 artistes que je recommande vivement, qui font des images superbes.

Erwin Olaf: (Photographe)











Victoria Francés: (l'artiste ressemble à ses dessins, elle est magnifique!) Son site officiel est en espagnol, mais compréhensible et très joli.


































Luis Royo: (découvert aujourd'hui, je suis direct tombée amoureuse, finalement je me suis rendu compte que j'avais déjà 5 images de lui dans ma collection)












samedi, décembre 27, 2008

"Le Corbeau" Edgar Allan Poe

Ce poeme peut vous sembler un peu long, mais il en vaut vraiment la peine ! C'est un des premiers poèmes d'Edgar Allan Poe, et sans doute aussi le plus connu.

Le Corbeau

Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m'appesantissais, faible
et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié, tandis
que je dodelinais la tête, somnolant presque, soudain se fit un heurt,
comme de quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma
chambre, cela seul et rien de plus

Ah! distinctement je me souviens que c'était en le glacial décembre :
et chaque tison, mourant isolé, ouvrageait son spectre sur le sol.
Ardemment je souhaitais le jour; vainement j'avais cherché d'emprunter
à mes livres un sursis au chagrin - au chagrin de la Lénore perdue -
de la rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore -
de nom! pour elle ici, non, jamais plus!

Et de la soie l'incertain et triste bruissement en chaque rideau purpural
me traversait, m'emplissait de fantastiques terreurs pas senties
encore : si bien que, pour calmer le battement de mon coeur, je
demeurais maintenant à répéter : C'est quelque visiteur qui sollicite
l'entrée, à la porte de ma chambre; quelque visiteur qui sollicite l'entrée
à la porte de ma chambre; c'est cela et rien de plus

Mon âme se fit subitement plus forte et, n'hésitant davantage :
"Monsieur, dis-je, ou madame, j'implore véritablement votre pardon
mais le fait est que je somnolais, et vous vîntes si doucement frapper,
et si faiblement vous vîntes heurter, heurter à la porte de ma chambre,
que j'étais à peine sûr de vous avoir entendu." Ici j'ouvris grande
la porte : les ténèbres et rien de plus.

Loin dans l'ombre regardant, je me tins longtemps à douter, m'étonner
et craindre, à rêver des rêves qu'aucun mortel n'avait osé rêver encore ;
mais le silence ne se rompit point et la quiétude ne donna de signe ;
et le seul mot qui se dit, fut le mot chuchoté "Lénore!" je le
chuchotai et un écho murmura de retour le mot "Lénore!" purement
cela et rien de plus.

Rentrant dans la chambre, toute l'âme en feu, j'entendis bientôt un
heurt en quelque sorte plus fort qu'auparavant. "Sûrement, dis-je
sûrement c'est quelque chose à la persienne de ma fenêtre. Voyons donc
ce qu'il y a et explorons ce mystère ; que mon coeur se calme un moment
et explore ce mystère ; c'est le vent et rien de plus.

Au large je poussai le volet, quand, avec maints enjouement et agitation
d’ailes, entra un majestueux corbeau des saints jours de jadis. Il ne
fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta ni n’hésita un instant : mais,
avec une mine de lord ou de lady, se percha au-dessus de la porte de
ma chambre ; se percha sur un buste de Pallas, juste au-dessus de la
porte de ma chambre ; se percha, siégea et rien de plus

Alors cet oiseau d’ébène induisant ma triste imagination au sourire,
par le grave et sévère décorum de la contenance qu’il eut : "Quoique
ta crête soit chenue et rase, non! Dis-je, tu n’es pas, pour sûr, un
poltron, spectral, lugubre et ancien Corbeau, errant loin du rivage de
Nuit - dis-moi quel est ton nom seigneurial au rivage plutonien de
Nuit." Le Corbeau dit : "Jamais plus."

Je m’émerveillai fort d’entendre ce disgracieux volatile s’énoncer aussi
clairement, quoique sa réponse n’eût que peu de sens et peu d’à-propos ;
car on ne peut s’empêcher de convenir que nul homme vivant n’eut
encore l’heur de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre
- un oiseau ou toute autre bête sur le buste sculpté au-dessus de la porte
de sa chambre -, avec un nom tel que : "Jamais plus."

Mais le Corbeau perché solitairement sur ce buste placide, parla ce
seul mot comme si son âme, en ce seul mot, il la répandait. Je ne proférai
donc rien de plus ; il n’agita donc pas de plume, jusqu’à ce que je
fis à peine davantage que marmotter : "D’autres amis déjà ont pris
leur vol, demain il me laissera comme mes espérances déjà ont pris
leur vol." Alors l’oiseau dit : "Jamais plus.

Tressaillant au calme rompu par une réplique si bien parlée ; "Sans
doute, dis-je ce qu’il profère est tout son fonds et son bagage, pris à
quelque malheureux maître que l’impitoyable Désastre suivit de près
et de très près suivit jusqu’à ce que ses chansons comportassent un
unique refrain ; jusqu’à ce que les chants funèbres de son Espérance
comportassent le mélancolique refrain de "Jamais - jamais plus."

Le Corbeau induisant toute ma triste âme encore au sourire, je roulai
soudain un siège à coussins en face de l’oiseau, et du buste, et de la
porte ; et m’enfonçant dans le velours, je me pris à enchaîner songerie
à songerie, pesant à ce que cet augural oiseau de jadis, à ce que
ce sombre, disgracieux, sinistre, maigre, et augural oiseau de jadis
signifiait en croissant : "Jamais plus.

Cela, je m’assis occupé à le conjecturer, mais n’adressant pas une syllabe
à l’oiseau dont les yeux de feu brûlaient, maintenant, au fond de mon
sein ; cela et plus encore, je m’assis pour le devine, ma tête reposant
à l’aise sur la housse de velours des coussins que dévorait la lumière
de la lampe, housse violette de velours qu’Elle ne pressera plus, ah!
jamais plus.

L’air, me sembla-t-il, devint alors que dense, parfumé selon un
encensoir invisible balancé par les Séraphins dont le pied, dans la chute
tintait sur l’étoffe du parquet. "Misérable! m’écriai-je, ton Dieu t’a
prêté ; il t’a envoyé par ces anges le répit, le répit et le népenthès dans
ta mémoire de Lénore! Bois! oh! bois ce bon népenthès et oublie cette
Lénore perdue!" Le Corbeau dit : "Jamais plus."

"Prophète, dis-je, être de malheur! prophète, oui, oiseau ou démon!
Que si le Tentateur t’envoya ou la tempête t’échoua vers ces bords,
désolé et encore tout indompté, vers cette déserte terre enchantée, vers
ce logis par l’horreur hanté : dis-moi véritablement, je t’implore! y a-t-il
du baume en Judée? Dis-moi, je t’implore." Le Corbeau dit :
"Jamais plus!"


"Prophète, dis-je, être de malheur! prophète, oui, oiseau ou démon!
Par les cieux sur nous épars, et le Dieu que nous adorons tous deux,
dis à cette âme de chagrin chargée si, dans le distant Eden, elle doit
embrasser une jeune fille sanctifiée que les anges nomment Lénore
- embrasser une rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment
Lénore." Le Corbeau dit : "Jamais plus!"

"Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin
esprit" hurlai-je en me dressant. "Recule en la tempête et le rivage
plutonien de Nuit! Ne laisse pas une plume noire ici comme un gage
du mensonge qu’a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon! quitte
le buste au-dessus de ma porte! ôte ton bec de mon coeur et jette ta
forme loin de ma porte!" Le Corbeau dit : "Jamais plus!

Et le Corbeau, sans voleter, siège encore, siège encore sur le buste pallide
de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont
toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve, et la lumière de la
lampe, ruisselant sur lui, projette son ombre à terre : et mon âme,
de cette ombre qui gîte flottante à terre ne s’élèvera - jamais plus.



Pour télecharger "le masque de la mort rouge", nouvelle du même auteur en pdf (ebook) cliquez ici.

lundi, décembre 22, 2008

Kiss of the Vampire (le baiser du Vampire) 2009


Joe Tornatore va paraitre son tout dernier film, the kiss of the vampire, qui se revele n'avoir absolument rien en commun avec l'ancien film d'horreur de Don Sharp.

Ici, ce sont les Vampires les héros, et ils viennent s'installer en ville, histoire de boire un coup.

Cependant, un cercle occulte ont flairé leur présence et cherchent à percer leur secret d'immortalité, un autre vampire mécontent cherche également à les attraper, et en plus de cela, il y a la police qui se questionne sur les corps que les vampirent laissent derrière eux...

Les principales têtes sont jouées par Matthias Hues, Gary Daniels, Phil Fondacaro et Costas Mandylor

The Kiss of The Vampire sortira le 6 janvier aux Etats-Unis et le 11 février 2009 en france.
Jusque la, vous pouvez toujours admirer la bande-annonce (n'est pas encore sortie en français), mais je me suis fait le plaisir de la traduire pour vous ;-)