lundi, novembre 29, 2010

Le chant de la Lune

La Lune est belle ce soir.
Telle une beauté sombre et silencieuse, la Lune est ma compagne.
A travers Elle je vis, je respire !

Délicieuse telle une plume Elle étale sa lumière douce sur la ville, et comme le sommeil ne semble pas vouloir de moi, je décide de sortir admirer de plus près cette clarté funestre.

Sous mes chaussures je sens la neige froide et humide me dévorer, mais mes pieds restent insensibles à ses morsures.

Quelque chose au loin m'appelle, tente de prendre posséssion de moi.
C'est Elle, ma Déesse.

Je suis comme dans un rêve.
Mon corps ne m'obéis plus.
Elle m'attire comme une lumière attire un papillon, mon instinct me hurle de partir, de faire demi tour, retourner dans ce lit si chaud et acueillant, mais mon corps ne m'obéit plus.

Malgré moi ou pour mon plus grand délice, j'avance vers ma Destinée.

Un chant muet résonne dans ma tête, m'ensorcelle, m'attire toujours plus loin de moi-même, toujours plus près d'Elle..

Très bientôt je vais pouvoir m'oublier en Elle.

Je franchis la grille du cimetière, avec l'amère impression que c'était ici chez moi, que j'étais le bienvenu parmi tous ces inconnus.
Le chant est partout présent ici, tout comme Elle, imposante, majestueuse, sa clarté n'attends que moi, que je vienne l'accompagner dans sa danse lumineuse.

Dans la magie de la nuit, j'aperçois des ombres qui dansent avec Elle, ils m'invitent à les rejoindre, à venir danser avec eux pour l'éternité, ici, dans ce lieu où le temps n'a plus d'emprise.
Tel un animal devant la lumière des phares arrivant trop vite, je sais que je vais finir ma vie ici, avec Elle.

Cette lune que j'avais cru si pâle et douce se révele enfin à moi sous sa vraie nature.
J'ai mal mais je La désire encore plus.

La plus belle fin de toutes.

Sa robe est faite de poussière d'étoiles.
Ses cheveux argentés illuminent ma vie.
Tel des lames de rasoir
Ses yeux déchirent mon corps.

Autour de moi le chant s'arrête.
Je suis seul, avec Elle.
Si l'envie m'aurait pris de faire demi-tour
c'était maintenant trop tard.
Je n'avais déjà plus aucune raison de partir.
Juste une envie de continuer à me faire détruire,
de me faire avaler entièrement par cette beauté de lumière.

Je n'ai plus faim, plus froid.
Je ne vis que pour Elle.
Mon corps sans âme erre à jamais à travers le cimetière,
murmurant les versets d'un chant sans fin.
Attendant que la mort me donne des ailes pour enfin pouvoir la rejoindre.

La Lune, voleuse de mon âme, de mon coeur et mon corps.

dimanche, novembre 07, 2010

jeudi, octobre 28, 2010

Old dead tree


"Je garde en secret, cette image du passé,
l'illusion qu'un jour tu aurais pu m'aimer..."

vendredi, octobre 08, 2010

Tout droit

Où que le vent souffle
quoi que les nuages fassent
il fallait se résoudre à poursuivre
sans aucune autre raison


que celle d'avancer

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dimanche, septembre 26, 2010

Pff


A moins d'avoir une mémoire de poisson, à force de tourner en rond on finit par s'en rendre compte.. L'envie d'avancer est bien là.. Mais sans toi la motivation n'y est pas

Pour toi

Il y a des rencontres qui peuvent changer une vie.
Au début on y croit pas trop, on se dis nan c'est qu'une connerie passagère, un bonheur passager.
Et même si on sais que la fin est proche on vis chaque instant à fond. On savoure la présence de l'autre..
Le bonheur arrive vite mais repart aussi vite, laissant un amer souvenir à la place. L'impression d'avoir pu faire mieux, que les choses auraient pu tourner autrement. Laissant surtout le monde cruellement vide et insignifiant.

Le temps passe, mais les souvenirs ne disparaissent pas comme ils devraient.
Et le souvenir du soleil caressant tes cheveux, tes yeux si profonds qu'on a envie de s'y perdre reste toujours aussi vif..
A l'époque je pensais que tu étais un ange déchu, descendu spécialement du ciel pour moi, juste pour moi.
Bonheur égoïste sans doute, et surtout une volonté puérile que tu soit celui que j'attendais.

Sous ta chemise déboutonnée se cache un cœur sensible et passionné et même quand j'essaye fort fort d'oublier tout ça..
Ton souvenir reviens me hanter comme un vieux fantôme qui veux pas laisser tomber, et dans mes rêves je sais qu'un jour des ailes vont pousser dans ton dos et que tu viendra m'emmener loin loin loin, dans le ciel avec toi..